mercredi 26 février 2014

Maître Renaud sur un sautoir perché







Renaud Lavillenie, tout juste, recordman du monde du saut à la perche avec un saut à 6m16, dans la salle légendaire de Donetsk (Ukraine) ou Bubka avait déjà réalisé son record avec un centimètre de moins en 1993. Le défi du français sera maintenant de battre le record de ce même Bubka en plein air qui est à 6m14, cette performance est loin d'être impossible pour Lavillenie qui est déjà, à 27 ans, champion olympique, double champion d'Europe, triple champion d'Europe en salle et champion du monde en salle.
Vous remarquerez que dans ce palmarès, il manque un titre, un des plus importants, celui de champion du monde, «le vrai champion du monde», celui en plein air.
Ce n'est pas faute d'avoir essayé car pour trois participations à des championnats du monde, il finit à chaque fois sur le podium : troisième en 2009 et 2011 et deuxième à Moscou l'an dernier.


Je vais m'intéresser à ce concours de 2013 où le perchiste français a échoué dans sa course au titre de champion du monde.

Ces mondiaux pour Renaud Lavillenie sont spéciaux pour plusieurs raisons : d'abord, son frère l'accompagne pour la première fois dans des championnats internationaux, Valentin, et ensuite, il est pour la première fois le seul grand favori car il est le meilleur performeur mondial de la saison 2013 et le seul à avoir passé les six mètres avec 6m02 devant l'Allemand Raphael Holzdeppe qui a franchit cette saison 5m91.
Les deux frères se qualifient facilement pour la finale qui accueille treize athlètes dont les Allemands Holzdeppe, Malte Mohr et Bjorn Otto, habitués des grandes finales.

Le 12 août, la France possède une seule médaille, celle d'argent au disque féminin avec Mélina Robert-Michon, la deuxième médaille est, évidemment, souhaitée dans ce concours de perche masculin en espérant qu'elle soit d'or.
Cette finale démarre à 5m50 où trois athlètes font déjà l'impasse : Holzdeppe, Lavillenie et l'Américain Brad Walker.
Valentin ne réussit son premier essai ni son deuxième avant que son frère ne s'alarme à le conseiller mais rien n'y fait, le petit frère sort de la finale, sans franchir une seule barre et termine dernier du concours.


Renaud console son frère mais doit d'abord se concentrer sur son premier saut à 5m65 mais on le sent perturbé avec Valentin, presque handicapé et ne réussit pas ce premier saut, après s'être concentré et que son frère se soit, en quelques sortes, calmé, l'aîné réussit au second essai. Il y eut un deuxième éliminé dans cette finale, à 5m65 cette fois, le chinois Xue Changrui.

Le concours se poursuit dix centimètres plus haut, à 5m75, où Raphaël Holdzeppe et Renaud Lavillenie font à nouveau l'impasse.
Les deux autres Allemands, Otto et Mohr réussissent au premier essai, ce n'est pas le cas de Kucheryanu (Russe), Jeng (Suèdois), Filippidis (Grec) et Oliveira (Brésilien) qui échouent aux trois essais et terminent le concours là-dessus. Réconfort pour le Suèdois Alhaji Jeng qui signe sa meilleure performance de la saison. Les finalistes ne sont à présent plus que sept : Lavillenie, Holdzeppe, Otto, Mohr, Walker, Yamamoto et Kudlicka.

Ce n'est pas dix centimètres cette fois-ci mais sept, la barre est à 5m82 et cela se ressert, tous les Allemands réussissent au premier essai, la pression est sur les épaules du Français. Valentin le conseille, et Renaud part s'entraîner seul dans son coin et laisse le Japonais Yamamoto et le Tchèque Kudlicka sauter avant lui, les deux échouent, au tour de Lavillenie qui passe sans soucis.
Le concours se poursuivra uniquement avec les Allemands et les deux rescapés : Lavillenie et Walker puisque les deux autres ne franchissent aucune fois ces 5m82.


Les trois autres échouent, la vraie finale est là, le dernier duel : Holdzeppe et Lavillenie. C'est à nouveau sept centimètres qui s'ajoutent, Holdzeppe réussit au premier essai, ce qui à l'air d'impressionner les quatre autres, et effectivement aucun d'eux ne réussissent, le deuxième essai est également un échec. La dernière chance est arrivée pour Lavillenie qui la gagne.

Malgré le stress, la tension et la pression, depuis plusieurs années, les perchistes se connaissent et plaisantent ensemble, c'est ce qu'il se passe avec les deux derniers finalistes et les récents éliminés.

Cette fois-ci, c'est 5m96, trois essais s'offrent à eux pour le titre de champion du monde.
Le résultat sera triste, aucune barre franchit lors de ces six sauts. C'est logiquement l'Allemand qui l'emporte puisque durant le concours il a franchit plus de barres qu'il n'en a raté, du moins plus que Lavillenie. En clair : moins d'essais pour Holdzeppe.

Alors que Renaud Lavillenie reste allongé sur le tapis après son ultime échec, Raphael Holdzeppe enlève son maillot et, torse nu, traverse la piste pour aller embrasser son entraîneur.
L'Allemand, après avoir été champion du monde junior en 2008 et 3e aux Jeux Olympiques de Londres, ajoute son troisième titre majeur à son palmarès.




Le Français échoue pour la troisième fois dans sa conquête au titre de champion du monde. Il sera à nouveau là en 2015 et espère bien prendre sa revanche en 2014 … La suite, nous la connaissons.

jeudi 9 janvier 2014

Bresto-brestois

Dimanche 5 janvier 2014, à 14h15, le Stade Brestois recevait le Paris Saint-Germain pour les 32e de finale de la Coupe de France. Ultra favori, le PSG donnait lieu à un engouement dans la ville de Brest, tout le monde veut s’arracher les places pour ce match annoncé comme « le rêve à Le Blé » deux jours avaient été prévu uniquement pour les abonnés qui bénéficiaient de dix euros de réduction sur les places qui allaient de 25€ en virages jusqu’à 65€ dans la tribune Foucault centrale.



L’horaire du match a été négocié car il était, à la base, prévu pour le dimanche à 21 heures mais le Stade Brestois a refusé cet horaire avec comme argument que les brestois avaient eu de la chance économiquement sur le tirage au sort en recevant la meilleure équipe française, ce qui devait ramené des foules et le dimanche soir, veille de la reprise des vacances de Noel, le match fut donc d’abord déplacé à 17 heures mais cette fois-ci, c’est Eurosport, diffuseur du match qui a refusé et donc à nouveau déplacé officiellement à 14h15.
Pendant la semaine précédant le match, le Finistère est sous la tempête et Brest n’y échappe pas, plusieurs rumeurs naissent donc comme quoi la pelouse du stade Francis Le Blé serait impraticable et le match serait reporté.


Le samedi 4 janvier, un inspecteur de la FFF se rend sur la pelouse brestoise et fait part que la pelouse est effectivement impraticable donc le match ne pourrait pas jouer le lendemain.
D’abord scandale puisque plusieurs gens ayant acheté leur place pour le dimanche ne pouvait pas s’y rendre en semaine, le Stade Brestois déclare également que les billets ne pourront pas être remboursés. Un autre 32e de finale se disputant dans la Finistère a, lui, eu lieu, et pas n’importe lequel, le Quimperlé-Ajaccio, la ville bretonne avait la plus touchée lors de la tempête, ce qui déclenche la colère des brestois puisque si le match avait été joué à Quimperlé, le choc pouvait également se jouer à Brest.



 Le match sera fixé à mardi 20h15.Lundi, la pluie continue de tomber à Brest et on voie mal comment le match pourrait avoir lieu, ce sont alors de nouvelles rumeurs qui circulent : « le match se jouera au Parc » ce qui est une opportunité loin d’être délirante mais repoussée par le président du Stade Brestois, Yvon Kermarrec qui refuse de jouer le match en dehors de la Bretagne.
On annoncera que le match ne pourra pas se jouer mardi, ce qui mène à confirmer la rumeur, mais problèmes : les parisiens sont déjà à Brest et le Parc est en travaux, profitant du stage au Qatar, du match à Brest et du prochain à Ajaccio. Le match sera maintenu à Brest mais finalement le mercredi à 19 heures, cette fois-ci c’est la vraie bonne date.



Les parisiens se sont offert une ballade mercredi matin dans la zone de Kergaradec, ce qui est loin d’être le coin le plus beau de la ville de Brest … Ils sont restés quelques minutes signés des autographes et prendre des photos avec les 36 supporters bien informés qui les attendaient devant l’hôtel. La ballade qui devait duré un quart d’heure, n’a duré que cinq minutes (sans déconner, le paysage est magnifique …)
Vers les dix-sept heures, je me suis rendu devant l’hôtel pour voir les parisiens, où les attendaient une centaine de personnes. Seul Zlatan Ibrahimovic s’est arrêté pour signer des autographes, les autres joueurs sont directement rentrés dans le car, certains ne faisant aucun signe.



Pour le match en lui-même, le stade se remplissait peu à peu, une surprise car après deux reports, le Stade attendait moins de monde et moi aussi. Pour voir le match, je me trouvais dans la tribune « Plein ciel » qui ce soir portait bien son nom …
On entendait presque plus les trois-centaines de parisiens présents en contre-parkage.
Je ne vais pas détaillé le déroulé du match puisque ça a été fait cent fois, je souligne juste la chance que nous avons d’avoir des joueurs comme Ibrahimovic dans notre championnat de France, nous ne nous rendant pas compte de la grandeur et l’importance que cette personne a dans le football.




En effet, on entendait plus les parisiens car les brestois sont en froid avec leurs dirigeants et plus particulièrement leur président, Kermarrec qui a annoncé qu’ils devaient « boire plus à la buvette pour ramener de l’argent au club » les ultras de Brest ont donc scandé « Kermarrec au péno » référence au bar « le Pénalty » qui se situe en face du stade. Ca sent la descente aux enfers pour le Stade Brestois, peut-être un bien pour ce club … ou pas.


samedi 4 janvier 2014

Un contre un

Vous pouvez maintenant me retrouver également sur un nouveau blog, celui de Thomas Bernier, qui se nomme "Un contre un".
J'y publierai les articles de mon blog et peut-être aussi d'autres exclusivement pour le blog de Thomas mais je les partagerai sur mon blog, celui-ci.
J'espère que c'est assez clair, si il y a des questions ou si vous voulez réagir, c'est comme à l'habitude sur Twitter : @nmhap ou par mail : meneznathan@gmail.com (et oui, elle a changé)

Je vous laisse donc l'adresse de "Un contre un" : http://uncontreun.over-blog.com/